Les effets du THC (Δ9-tétrahydrocannabinol), principal composé psychoactif du cannabis, varient considérablement en fonction de la dose, de la voie d’administration, de la tolérance et de l’environnement.
À faible dose, il peut induire une sensation de bien-être, une légère euphorie, une détente musculaire et une augmentation de la perception sensorielle.
À doses plus élevées, il peut provoquer des troubles de la mémoire à court terme, une altération du jugement, des hallucinations légères ou des états d’anxiété.
Le THC agit principalement sur les récepteurs CB1 du système endocannabinoïde, localisés dans le cerveau, modifiant la libération de neurotransmetteurs tels que la dopamine, le GABA et le glutamate.
Ses effets physiologiques incluent une augmentation de l’appétit (effet souvent appelé 'fringale'), une sécheresse buccale, une tachycardie et une réduction de la coordination motrice.
Chez les usagers chroniques, le THC peut entraîner une tolérance, une dépendance psychologique, ainsi que des troubles cognitifs persistants.
À long terme, une consommation régulière est associée à un risque accru de troubles anxieux, de dépression et de troubles psychotiques, notamment chez les sujets vulnérables ou les consommateurs précoces.
Sur le plan médical, le THC est parfois utilisé pour soulager les douleurs chroniques, réduire les nausées liées à la chimiothérapie, stimuler l’appétit chez les patients atteints du VIH ou du cancer, ou encore traiter certaines formes de spasticité. Cependant, son usage thérapeutique reste encadré en raison de son potentiel d’abus et de ses effets secondaires.
Les effets du THC sont généralement ressentis en quelques minutes lorsqu’il est inhalé, ou au bout de 30 minutes à 2 heures par voie orale, avec une durée d’action pouvant aller jusqu’à 6 heures, voire davantage pour certaines formulations orales ou concentrées.